Les vins

Présentation
Le vin d'Irancy est issu du cépage Pinot Noir dans lequel peut entrer dans sa composition le cépage césar pour accentuer couleur et typicité.Il est marqué par des arômes de cassis, de cerises et d'épices.
En bouche, il présente une bonne vivacité et une réelle aptitude à la garde.
Millésime 2008
Après avoir connu en 2007 une climatologie très irrégulière, variant très rapidement d’un extrême à l’autre, celle de 2008 a joué la carte de la stabilité, c’est à dire, jamais très mauvaise mais il faut bien le dire, jamais exceptionnelle. D’ailleurs, les jours où le mercure à franchi la barre des 30°C se sont comptés sur les doigts d’une seule main.
Le résultat de la floraison, du 15 au 20 juin a été assez hétérogène, à cause des températures matinales inférieures à 10° C, ceci associé à une pluviométrie régulière.
Heureusement à partir du 10 septembre, le soleil s’est montré plus présent et plus régulier, sans pour autant parler de canicule !
De ce fait les grappes ont bénéficié d’une maturité en douceur, voire en lenteur, d’où la difficulté de choisir la date des vendanges !
Cruel dilemme pour les vignerons, entre profiter du beau temps présent pour récolter ou attendre encore que ces belles conditions se concrétisent dans les raisins. De plus, l’état sanitaire était demeuré satisfaisant et le volume de récolte inférieure à la moyenne (aux alentours de 40 h/ha) a permis à la maturité de s’accomplir parfaitement.
Aussi à Irancy, les vendanges 2008 se sont étalées sur près de trois semaines. Et grâce à une stabilité météorologique que l’on rencontre souvent en cette période pré-automnale, les Irancy 2008 se positionneront en bonne position dans la hiérarchie des millésimes, leur caractère, tendu, pur et bien affirmé nécessitera une certaine patience avant d’atteindre la pleine maturité.
Millésime 2007
Gràce à un mois d'avril estival, avec des températures maxi qui ont cotoyé les records d'avril 1939 (+ de 30° régulièrement), le démarage de la végétation s'est fait en fanfare, mettant bon nombre d'entre nous dans l'embarras pour la fin des travaux de baissage ainsi que pour les ébourgeonnages (essoumassage en langage d'Irancy).La floraison qui en année "normale" se déroule à la mi-juin à eu lieu le 25 mai, du jamais vu!
Cette date importante du cycle végétatif de la vigne, donne une idée assez précise sur la date du début des vendanges (25 mai + 100 jours = 5 septembre).
L'euphorie à gagné même les plus frileux d'entre nous, des vendanges début septembre laissant entrevoir sérieusement un millésime exceptionnel! une fois de plus!
Hélas, mille fois hélas le reste de l'année n'a pas été à la hauteur et assurément avril se sera montré le plus beau mois de cette année 2007.
L'été froid, humide, propice aux maladies cryptogamiques n'a pas forcément aidé à la bonne réalisation des travaux dans les vignes.
La maturité s'est installée trés lentement malgré les nombreuses précipitations qui ont favorisé le grossissement des baies.
A partir du 25 août le tant attendu et bénéfique astre solaire est venu chasser le pessimisme de la profession ainsi que l'excés d'eau dans les raisins.
Cette période miraculeuse pour l'année, mais tout à fait classique en temps normal à retourné une situation véritablement mal engagée. Dans un temps trés court la maturité à beaucoup progressé, les attaques de pouriture ont été stoppées et les rendements que beaucoup craignaient abondants se sont bien assagit. Un miracle! on a eu chaud!
Bien entendu ce ne fut pas des vendanges de tout repos; un tri sévère, rigoureux voire draconnien était nécessaire pour ne mettre dans la cuve que les fruits dignes d'obtenir un bel Irancy. Le talent des vendangeuses et des vendangeurs est à saluer.
Merci à eux.
Avec le recul les Irancy 2007 sont colorés, structurés et en fonction de la méthode de vinification choisie par les vignerons, on pourra apprécier le fruité de leur jeunesse ou la constitution à la fois rustique et élégante des Irancy de caractère.
Millésime 2006
Après avoir vécu une année idéale en 2005, la prudente sagesse vigneronne aurait voulu que la nature se montre moins clémente en 2006.
Heureusement, il n'en fut rien.
Après un printemps certes mitigé, souvent venteux, les mois de juin et juillet se montrent largement à la hauteur des plus belles espérances d'un vigneron. Une floraison rapide, homogène et une grappe qui évolue rapidement du stade embryonnaire au stade pseudo adulte, autant d’éléments précurseurs d’une maturité groupée, voilà un bon point d’assuré avant la récolte.
Même si la 2ème partie de l’été fut plus normale avec alternance de journées chaudes et de périodes plus fraîches, la véraison (stade ou la peau du pinot noir commence à tourner c’est à dire à prendre une couleur violette) a débuté aux alentours du 10 août et la très bonne santé de la plante lui a permis d’atteindre une maturité très élevée, les teneurs en sucre étaient en 2006 supérieures d’environ 1° à celles de 2005.
Comme en 2005 le ban de vendanges a été fixé au 16 septembre et la majorité des vignerons ont récolté durant la 2 ème quinzaine de septembre où les rayons du soleil ont souvent eu du mal à transpercer les brouillards matinaux souvent tenaces.
Millésime 2005
Une année parfaite ça n’existe pas!
Certes, mais en 2005 on a tutoyé la perfection climatique en ce qui concerne la profession viticole, bien sur!
En effet, chacun visualise, envisage et espère « son beau temps » en fonction de ses activités ou de son mode de vie.
Un printemps 2005 agréable suivi d’une floraison dans les temps, aux alentours du 10 juin nous a permis d’accomplir dans d’excellentes conditions les travaux en vert printaniers.
Un été taillé sur mesure pour le pinot noir, c’est à dire des journées ensoleillées avec des températures oscillant entre 25 et 28 degrés associées à une relative fraîcheur nocturne (pas toujours appréciée des adeptes des nuits à la belle étoile) mais qui a favorisé la lente et inexorable progression de la maturité, le tout dans une ambiance très saine, et il n’en faut pas plus pour ravir vendangeuses et vendangeurs qui durant la deuxième quinzaine de septembre ont récolté de superbes grappes présentant une maturité très homogène et un parfait état sanitaire.
Autant vous dire qu’avec une telle matière première, vigneronnes et vignerons étaient ravis d’avoir bénéficié de telles conditions climatiques.
Les Irancy 2005 figureront à la tête du peloton des très beaux millésimes: alliant structure et élégance, caractère et finesse, ils demanderont néanmoins d’attendre encore un peu pour dévoiler l’étendue de leurs possibilités.
C’est à coup sur un excellent placement.
Millésime 2004
La nature est bien faite en se chargeant toute seule de corriger les manques ou les excès d'une année lors des années suivantes.
Dans l'ensemble des productions agricoles, 2004 aura ainsi été une année très généreuse. La vigne n'y a pas échappé et généralement cette abondance fait craindre aux vignerons un déficit de qualité.
A l'issue de belles vendanges,grace à un mois de septembre fabuleux, les raisins, nombreux et de jolie taille, ont acquis une belle maturité, chose inespérée quelques semaines plus tôt avec un mois d'août frais et assez arrosé.
Les arômes déjà bien développés caractéristiques du millésime 2004 sont dominés par des notes de petits fruits rouges (framboise et fraise sauvage) mêlés à un caractère minéral laissant augurer une belle garde
Millésime 2003
Le stade pleine fleur atteint le 2 juin laissait augurer une vendange précoce vers les 10/15 septembre. La sécheresse et la canicule du 14 juillet au 20 août ont fortement influencé le cycle végétatif de la vigne.Ainsi en 2003, nous avons connu une année hors normes avec un ban de vendange au 27 août (!) pour permettre aux vignerons de récolter rapidement les vignes qui avaient le plus souffert.
Il est intéressant de rappeler qu'à Auxerre, au début août, le thermomètre a plafonné pendant onze jours consécutifs à plus de 41°C sous abri, un abri qu'auraient bien apprécié nos chères grappes ! On peut à coup sûr ajouter une bonne dizaine de degrés pour estimer les températures atteintes sur nos côteaux caillouteux en plein après-midi.
Les vendanges 2003 se sont déroulées aux alentours du 5 au 12 septembre ; assez rapidement car les éléments climatiques, ajoutés à quelques gelées printanières et à une petite sortie de grappe ont fait que les rendements ont oscillé entre 20 et 30 hl/ha, une demi récolte en quelque sorte.
Mais quelle récolte ! Une richesse en sucre rarement atteinte, un rendement en jus très faible, des vendanges chaudes, tout cela en fait un millésime très étonnant. Les Irancy 2003 ont en effet quelques liens de parenté avec certains Côtes du Rhône, par leur couleur très soutenue, leur puissance, leur générosité, leur concentration, autant d'éléments susceptibles de bâtir des Irancy de grande garde.
Millésime 2002
Un orage violent de grêle le 19 septembre 2002 sur une partie (heureusement limitée) de l'appellation Irancy, nous a rappelé qu'il ne faut pas trop fanfaronner tant que la récolte n'est pas à l'abri.Grâce à la solidarité louable et exemplaire des vignerons des villages voisins, les vignes grélées ont pu être récoltées dès le lendemain de ce terrible événement. Le ban de vendange étant prévu pour le 21 septembre, une bonne maturité était déjà atteinte. Avec un peu de recul, on peut avouer que l'on s'en sort très honorablement par rapport à un même orage qui se serait abattu une semaine ou deux plus tôt, en blessant des raisins en phase de mûrissement, les rendant impropres à toute vinification.
Les Irancy 2002, présentent une finesse aromatique très élégante, soutenue par une belle structure qui à l'aube de l'âge adulte commence à s'épanouir et à procurer de belles et typiques sensations pour les amateurs d'Irancy.
Millésime 2001
La nature s'est montrée particulièrement agréable avec les vignerons d'Irancy entre 1995 et 2000 ; leur permettant d'aligner 6 millésimes consécutifs d'un niveau intéressant.Toute série s'achève un jour. Il faut être honnête et bien reconnaître qu'en 2001 les rayons de soleil ont brillé un peu moins fort et un peu moins longtemps que ce qu'espéraient les vignerons d'Irancy.
Néanmoins, 2001 se classe dans les années moyennes.
Chaque occasion n'exige pas toujours un vin très puissant ou très structuré et le charme des 2001 enchante les repas ou la simplicité et la convivialité sont au menu.
Millésime 2000
Après avoir connu un mois de juillet quasi hivernal, un mois d'août correct et une très belle période pour la maturité en septembre ont permis aux vignerons d'Irancy d'obtenir un très beau millésime en cette année 2000 particulièrement médiatique.Les Irancy 2000, par leur équilibre, leur profondeur et leur caractère élégant, illustrent parfaitement l'Irancy traditionnel.
Millésime 1999
Une véritable année en 9.
Même si ces croyances pseudo-mathématiques, ne reposent sur aucune théorie scientifique, admettons une fois de plus, après 1979, 1989, et avant 2009, que souvent qualité et quantité vont de paire en ces années de fin de décennies.
Une année ou la générosité de la nature, tout en restant dans les limites du raisonnable agronomique, alliée à une belle maturité, a un état sanitaire correct nous a permis d’élaborer des vins de caractères, plaisants et abordables pour les amatrices et les amateurs d’Irancy.
Millésime 1998
Quel beau métier que celui de vigneron (à Irancy).
Après une petite décennie d’efforts le dossier de demande d’accession à l’AOC communale Irancy est accepté, signé, contresigné, entériné et aussi arrosé…. !
Et nous devons tous reconnaître que la nature, elle aussi attendait avec impatience cette décision événementielle, en nous gratifiant d’une production dans le pur esprit Irancy élégance, complexité, simplicité élaborée, équilibre, bref le plaisir à l’état pur, qualités d’autant plus surprenantes que climatiquement l’année 98 peut être considérée comme normale, voire même banale, (vendanges du 24 septembre au 4 octobre) et c’est là qu’apparaît toute la complexité, la magie, l’incompréhension même, de notre production. Un parfait dosage de diverses conditions climatiques distillées judicieusement au moment exact des besoins de la plante et le tour est joué ! merci quand même !
Millésime 1997
Quel ravissement de voir s’activer vendangeuses et vendangeurs en tenue légère, du matin au soir en cette fin septembre 1997 !
Après 1987, en 97 nous connûmes des conditions vraiment estivales, non seulement pour la récolte, mais également pendant les quelques semaines précédentes. Bien heureusement, car juillet et août n’avaient pas franchement été à la hauteur. Cette maturité particulière, plus par concentration que par véritablement travail de la plante, assommée par la canicule de septembre, entraîna de hautes teneurs en sucres, des acidités faibles et une structure tannique en retrait.
Ce fut un millésime apprécié pour sa précocité, sa générosité et qui permis au 1996 de se faire oublier.
Actuellement le 97 étonnent par leur longévité, contrairement à ce qu’aurai pu laisser craindre une maturité particulière dans notre région.
Millésime 1996
Un sacré numéro qui fait saliver bon nombre d’amateurs de vins en général et tout particulièrement d’Irancy.
La très bonne réputation des 96 sur l’ensemble du vignoble français, ne lui a pas forcément rendu service, dans sa jeunesse notamment. Souvent, ce millésime a connu une évolution assez lente et malheureusement l’empressement des consommateurs, ne lui a pas toujours permis d’atteindre son apogée tardive.
Avec 96, nous n’avons pas connu une année très en avance, récolte à cheval sur septembre et octobre, mais une vendange de haute qualité, saine, homogène dans sa maturité et bien équilibrée.
Incontournablement, l’année phare de cette très belle série que la nature nous a offerte entre1995 et 2000.
Millésime 1995
S’il est parmi cette série un millésime qui reste éternellement jeune, qui ne vieilli que très lentement, c’est incontournablement l’Irancy 1995.
Un cycle végétatif légèrement en retard par rapport à la moyenne( les vendanges se sont déroulées du 2 au 15 octobre) avec des raisins qui avaient pris leur temps pour se gorger de sucre, pour préserver un niveau d’acidité satisfaisant et pour manifester une belle structure tannique.
Toutes les conditions étaient réunies pour assurer aux Irancy 1995 un très bel et très long avenir, ce qui se vérifie de nos jours.
Millésime 1994
Honnêtement, c’est une année moyenne, climatiquement fraîche et humide, pas franchement une météo adaptée au pinot noir dans notre région.
Mais avec de telles conditions, les vignerons donnent le meilleur d’eux-mêmes et plus encore, pour compenser les faiblesses et les déficiences de la nature.
Et avec leur style délicat et fruité, leur spontanéité, les Irancy 94 se sortent honorablement d’une année climatiquement difficile.
Millésime 1993
Une année climatique honnête et tranquille, qui laisser espérer de belles vendanges, hélas celui ou celle qui supportait difficilement les habits de pluie et les bottes n’était pas à la fête lors des vendanges 93, de la pluie tous les jours !
Pas question d’attendre une éventuelle amélioration, la maturité atteinte, le raisin doit être récolté, même sous d’incessantes averses.
Dommage pour la qualité d’un millésime qui s’annonçait prometteur et même en prenant toutes les précautions nécessaires, la pluie a nuit à l’intéressant potentiel de la récolte, malgré la protection et l’égouttage des bennes et à tout le savoir faire du vigneron.
A l’arrivée, une fois les mauvaises conditions de récolte oubliée, les Irancy 93 ont, grâce à une jolie structure, un fruité agréable été appréciés et ont trouvé leur place parmi les millésimes corrects de notre appellation.
Millésime 1992
Après un an de repos, avec la petite récolte de 1991 (aux alentours de 15hl/ha), les ceps avaient fait le plein d’énergie et de vengeance sur les éléments.
Suite à une alternance de fraîcheur et de grosses chaleurs, les vendanges précoces en 1992 ( à partir du 18 septembre) permirent aux vignerons de récolter des raisins matures et abondants, deux éléments essentiels pour caractériser les Irancy 92, qui effacèrent rapidement et compensèrent la déconvenue des 1991.
Avec le recul, le millésime 1992 a qui on ne prévoyait pas un fabuleux destin, surprend par la persistance de son caractère jeune et avenant.
Millésime 1991
Quand un vigneron veut citer en exemple, une année où le gel à sévit durement, pas d’hésitation, c’est à 1991 qu’il fait référence.
Dans nos contrées, en avril, voire en mai, certains matins, au petit jour, le mercure flirte avec les températures négatives. Nous les craignons tous, ces gelées printanières, surtout quand le débourrement est précoce, les jeunes pousses encore fragiles ne résistant pas longtemps à cette vicieuse froidure.
En 1991, un véritable retour hivernal, aux alentours du 20 avril, certains thermomètres ont affiché jusqu’à –6° ou –7°C.
Alors là pas de pitié, vignes jeunes ou vieilles, taillées tôt ou tard, les fonds de vallée comme les haut de coteaux, tout a succombé !
Le métier de vigneron n’est pas un long fleuve tranquille, les perspectives d’une maigre récolte et les difficultés de travailler dans les vignes gelées, qui ont connu de ce fait un développement tardif et irrégulier, n’ont pas découragé les vignerons qui ont réussi a choyer les rares grappes épargnées.
Résultat : du caractère, de la structure et surtout de la rareté, vin déroutant dans sa jeunesse, 91 par ses particularités a franchi les années sans encombre, l’age aidant, un soupçon de finesse et de rondeur est parvenu à civiliser cette année de sinistre mémoire.
Millésime 1990
Assurément le grand millésime de cette fin de XXe siècle.
Après un printemps plutôt frais et humide, un très bel été a accéléré le cycle végétatif, au profit du fruit qui a évolué et mûri dans d’excellentes conditions.
Des vendanges à partir du 20 septembre, ce qui à l’époque était plutôt rare, ont permis de récolter des raisins sains, bien murs et équilibrés. De nos jours, ces qualités encore bien marquées permettent au 1990 d’enchaîner les décennies sans défaillir.
